lundi 31 août 2015

Entre chat et chien




Cette petite chienne s'appelle Zelda comme l'épouse de F. Scott Fitzgerald. On me l'a confiée pendant 15 jours.

Dans l'un de ses livres, Houellebecq disait que les chaînes animalières étaient les seules regardables. Zelda a la sagesse de partager son avis. Même si elle ne lui en tient pas rigueur, elle sait que le genre humain est la plus laide des espèces animales. Sinon, pourquoi cette espèce se couvrirait-elle d'habits?

Cette réflexion me poursuit. D'ailleurs je l'ai déjà faite dans l'un de mes romans intitulé «L'Année où j'ai appris l'anglais»:


Si les gens s'habillent, se changent, suivent la mode, c'est «pour fausser compagnie à leur propre compagnie, déjouer leur identité,  et oublier au travers de ce semblant de métamorphose leur état de ver nu emberlificoté depuis des millénaires dans toutes sortes de drapements, étoffes, dont n'importe quel voyageur intergalactique inopinément débarqué d'une lointaine planète, horrifié, écraserait les aspirations du talon comme nous le ferions d'une chenille prétentieuse.»

2 commentaires:

  1. En même temps, cher Jean-François, peut-on estimer le chien, ce meilleur ami de l'homme?

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  2. Cher Frédéric, tu pointes une contradiction. Diable! comment s'en tirer ?
    Peut-être par une nouvelle question: que vaut notre estime ?

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